Vacances au pays des montagnes de sable (1)
Pas encore certains de ce que nous allons trouver sur place, nous avons finalement decide d’aller decouvrir le desert chinois, a pieds, ou plutot a 4 pattes, si possible, le but etant d’eviter la foule du wuyi, et de nous changer de Shanghai. Le but etant aussi si possible d’eviter les agences de voyages chinoises, afin d’eviter la jeep et les touristes.
Apres avoir failli partir pour Hotan – oasis du sud-ouest du XinJiang, situee a la bordure du Taklamakan, nous avons finalement opte pour un vol vers YingChuan – plus rapide et moins cher a cette periode, capitale de la province du NingXia, situee au centre nord de la Chine, coincee entre le Shaanxi a l’Est (XiAn), le corridor du GanSu a l’Ouest, et la Mongolie Interieure au Nord.
Notre idee etant d’essayer de rejoindre un desert appele le “Badain Jaran” : “Desert des Lacs Mysterieux” en langue Mongole, egalement connu pour ses dunes immenses et immobiles, les plus hautes du monde dit on sur Google.
Apres etre arrives a YingChuan, nous trouvons un bus qui part 20 minutes plus tard pour AlaShaYouQi, village-Oasis situe a 2 heures de routes de YingChuan, mais deja en Mongolie Interieure. Arrives le soir, nous ne perdons pas de temps, et prevoyons de prendre le bus qui traverse l’autoroute du desert le lendemain matin. 8 heures de route sur une 2 voies goudronnee qui traverse 500km de desert. Cette route a 2 ans et doit etre un veritable cauchemar a entretenir mais les chinois en sont fiers, c’est une typique “prouesse a la chinoise”, comme le Grand Barrage, le Grand Canal ou bien sur la muraille de Chine. D’ailleurs nous voyons des morceaux de mur par la fenetre, la muraille qui traverse le desert…
Nous arrivons a AlashaZuoQi, apres 8 heures de bus, en debut d’apres-midi. Nous nous mettons en quete d’un moyen de partir dans le desert en question, tout proche de la ville. La tache ne sera pas facile. Nous nous renseignons en Chinois plus de dix fois, tout le monde nous renvoie vers l’agence du parti, la seule agence autorisee a s’occupper des touristes etrangers. Les taxis nous refusent, et meme une petite restauratrice mongole, apres avoir tente de nous organiser quelque chose, revient vers nous avec un refus, il faut aller a l’agence, les etrangers sont obliges pour votre securite…le desert c’est dangereux…
Bon, apres etre passes a l’agence, et ressortis aussi vite…je trouve un taxi avec un petit vieux a la bouille sympathique. Je lui explique: nous voulons aller sur la route du desert, et tu nous arretes des que tu vois des chameaux, ca va? Avec 150RMB, ca va ….

Finalement nous atterrissons chez un berger, en train de tondre quelques chevres de son grand troupeau. Son frere possede un troupeau de chameaux de bacriane, et viendra le lendemain vers 10h avec 4 chameaux, un pour lui, deux pour nous et un pour porter les provisions. En fait le lendemain a 10h, il n’y a personne, et nous devons prendre du temps pour se rehabituer aux notions de temps mongoles… Finalement le frere arrive avec sa femme et deux chameaux a 14h, nous disant qu’il fallait aller chercher deux autres chameaux avant de pouvoir partir… Avec notre precedente experience de la Mongolie, nous nous doutions que “aller simplement chercher deux chameaux ( ou chevaux )” cela peut prendre une bonne demi-journee… Nous n’avons pas ete surpris de ne partir que le lendemain. La recherche des chameaux etait de toute facon tres interessante. Comme les chevaux en Mongolie, les chameaux sont en semi- liberte dans le desert, et il faut marcher tres longtemps avec des jumelles pour les retrouver.
Nous aurons l’occasion de voir une petite colonie de bebes chameaux, nes le mois dernier, et de monter une premiere fois nos chameaux pour retourner dormir chez nos nouveaux hotes.

Les bebes chameaux
Le lendemain matin, c’est le depart et nous chargeons les trois chameaux a monter et le 4eme chameau de bat. J’observe la technique de batage. On enserre les bosses entre deux matelats de paille maintenus par deux tiges de bois, pour ensuite caler provision et eau de chaque cote.


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